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Pain de Belledonne adapte sa production à la crise sanitaire

Article du Dauphiné Libéré du 03 avril 2020 - Brigitte MAURAZ


Fleuron de l’industrie agroalimentaire biologique, la société Le Pain de Belledonne a réussi, au prix d’une adaptation de son organisation, au jour le jour, à maintenir ses trois principales activités : le pain, les biscuits et le chocolat.

Bruno Anquetil, le président fondateur de l’entreprise, explique l’évolution de la situation : « La première semaine, nous avons été pris en ciseaux pour répondre à une augmentation de plus de 30 % de la demande avec une baisse de 30 à 40 % de notre effectif du jour au lendemain. La deuxième semaine, nos productions se sont restabilisées.» Il ajoute : «Au fournil, notre production de pain a augmenté de 10 à 20 %. À la biscuiterie, notre stock est suffisant. Nous testons de nouvelles recettes avant de reprendre la fabrication. À la chocolaterie, à l’approche des fêtes de Pâques qui représente 35 % des ventes de chocolat sur l’année, le deuxième temps fort après Noël où 65% des ventes sont enregistrées, le rythme est à peu près normal. La confiserie est arrêtée. »

Les pains de 500 g et les baguettes sont les plus demandés Toutefois, Pain de Belledonne répond à la demande fluctuante de ses clients tout en préservant la sécurité de ses salariés. La vente des produits emballés, dont le pain de mie, est à la hausse. La vente à la coupe des pains de 3 kg est à la baisse alors que les pains de 500 g et les baguettes sont les plus demandés. En magasins biologiques, les rayons des produits en vrac ferment progressivement faute de moyens suffisants en personnel pour approvisionner et nettoyer les distributeurs. Grâce à des masques et à des vêtements à usage unique en stock et réapprovisionnés régulièrement, Pain de Belledonne a pu faire des dons tout en faisant face aux réquisitions. L’approvisionnement en matières premières ne souffre pas de rupture. « Nous avons mis en place, avec nos fournisseurs locaux, une dynamique vertueuse qui s’inscrit dans le temps en trouvant le juste prix », précise Bruno Anquetil.

À l’aune d’une crise sanitaire sans précédent, le précurseur mesure la pertinence de relations économiques équilibrées en circuits courts dans ces filières. « La crise sanitaire va nous obliger à réfléchir et à revenir sur notre développement économique, à passer d’une relation de pression à une relation de partenariat gagnant-gagnant », soutient Bruno Anquetil

Brigitte Mauraz