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Rencontre dans les champs... en Ile-de-France

Dominique Collin, le pionnier militant

C'est à Marolles-en-Brie (Seine-et-Marne), à une soixantaine de kilomètres de notre fournil de Santeny, que Dominique nous reçoit au hameau de Ranchien. Il fait partie des 4 agriculteurs de la filière blé équitable BIOPARTENAIRE créée en collaboration avec Moulin Bourgeois et Belledonne pour notre fournil d'Ile-de-France.


Belledonne. Cela fait depuis 2002 que vous êtes agriculteur, et depuis autant de temps vous cultiver en bio, comment y êtes vous venu ?

Dominique. J'ai travaillé pendant des années comme ingénieur dans l'informatique agricole avant de reprendre l'exploitation familiale il y a 17 ans. J'ai été le premier sur la commune à me lancer en bio à une époque où ce mode d'agriculture ne faisait pas légion. Je voulais une ferme expérimentale et j'étais convaincu par le bio, d'une part pour ma santé et d'autre part pour le caractère technique de l'agriculture verte qui requiert un véritable savoir-faire. ça a été difficile, je me suis senti très seul au départ et j'ai dû faire preuve de patience et de persévérance.


Belledonne. Et vous avez bien fait, c'est une réussite.

Dominique. Je possède 280 ha de terre bio dont 100 sont cultivés en blé. j'ai également un élevage de poules nourris aux grains cassés. Jecultive également de la luzerne, du lin textile, de l'avoine, des lentilles et du quinoa. En bio, la rotation des cultures est essentielle pour maintenir les sols. Le bio c'est beaucoup de réflexion et d'anticipation.


Belledonne. Qu'est-ce qui vous plait dans le métier d'agriculteur bio ?

Dominique. En bio, le défi est technique. Il faut connaitre les parcelles, les sols. La terre n'est pas un simple support, c'est la base du travail. Il faut savoir diversifier son assolement, adapter les cultures. La Brie est un grenier à blé ! Je cultive 6 à 7 variétés de blés, plantés à différentes saisons, notamment pour assurer mes arrières. Une année, le blé avait germé, j'ai sauvé ma récolte grâce aux blés de printemps.

Et puis, la nature, plus on la respecte et plus elle vous le rend ! Elle donne beaucoup d'information si on sait l'écouter : par exemple, la mauvaises herbes dans un champs, cela signifie que le sol manque d'azote.

Il faut dire aussi que le progrès a aussi réduit les difficultés que l'on rencontrait il y a 15 ans. Pour désherber, j'utilise une bineuse guider par caméra, ça n'existait pas à mes débuts.


Belledonne. Aujourd'hui, 90% des agriculteurs de la commune travaillent en Bio, je crois que vous n'y êtes pas pour rien...

Dominique. Je crois que nous sommes la 1ère commune Bio d'Ile-de-France, et pas peu fiers ! J'ai d'abord convaincu mon cousin, puis voyant que cela fonctionnait pour nous, d'autres agriculteurs sont venus me demander conseil. J'interviens également à la CCI pour des formation sur l'agriculture bio. La solidarité c'est important et j'ai tiré des enseignements positifs de mes échecs, j'avais envie de les partager.


Belledonne. Vous travaillez avec Moulin Bourgeois depuis 10 ans, avec Belledonne depuis environ 5 ans. Quel regard portez-vous sur cette collaboration?

Dominique. Moulin Bourgeois est une entreprise familiale perpétuée depuis 4 générations. Cela fait 30 ans qu'il font de la bio et mettent un point d'honneur à transformer des blés cultivés dans la région. C'est le 2ème moulin indépendant en France. Ils ont un vrai savoir-faire et je sais qu'avec eux mon blé est entre de bonnes mains.

Et puis chez Belledonne, vous êtes très exigeants, ça se ressent dans vos pains. On aimerait que vos consommateurs perçoivent mieux la collaboration qu'il y a entre nous, la rôle que chacun joue, à son niveau, pour leur proposer un bon pain au levain, fait à partir de blés vraiment cultivés à côté de chez eux et porteur de valeurs fortes.